Venciendo la problematización sociológica en América latina

Hace más de diez años comencé a reflexionar sobre cómo la sociología está tomando a América Latina como un objeto de estudio. A partir de ese momento, mi objetivo fue adquirir más conocimiento sobre la sociología latinoamericana afín de comprender cómo esta ciencia ha representado dicha región y cómo está participando en su transformación. A un nivel más conceptual, estuve interesado en saber cómo esta disciplina selecciona los problemas sociales y sugiere cambios. Finalmente, esto me ayudó a forjarme opiniones sobre el conocimiento y las ciencias sociales.

Por muchas razones, algunas de ellas presentadas a lo largo de este texto, considero que América Latina debería estar protegida de la problematización sociológica o del proceso por el cual los fenómenos sociales son representados en términos de problemas. Aquí, me gustaría reflexionar sobre la ciencia social y la sociedad. Esto no como un resumen de mis principales resultados, sino como una excusa para discutir sobre la problematización sociológica en América Latina.

Permítame comenzar resumiendo brevemente algunos de mis resultados de investigación y entonces reflexionar sobre la problematización y el colonialismo del conocimiento. Para esto, intentaré contestar a la pregunta: “¿Deberíamos proteger América Latina contra la sociología?”

Publicación disponible en https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01628058/document

CFP: “Espaces discursifs : contrôle et émancipation” AISLF Montréal 2016

Le Groupe de travail “Sociologie du langage” (dont je suis co-responsable) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) vous invite à soumettre une proposition pour le Congrès mondial qui aura lieu à Montréal du 4 au 8 juillet 2016.

Voici l’appel à communication de notre GT 16

Les effets de l’hypermodernité sur les espaces discursifs : entre contrôle et émancipation

La sociologie du langage comme sociologie du monde vécu, de la communication et de l’intersubjectivité (Habermas) ancre les phénomènes sociaux dans les pratiques langagières. Elle ne peut qu’être interpellée par la manière dont l’hypermodernité a amplifié le répertoire des pratiques discursives médiatisées. On s’accorde à penser ces pratiques à l’aune de processus globaux d’information et de communication, au regard des dispositifs sociotechniques qui les supportent. Modifiant la perception du temps et de l’espace, elles infléchissent les rationnalités institutionnelles, groupales et individuelles, les formes de coordination, la construction des problèmes publics, les activités scientifiques elles-mêmes, etc., contribuant à restructurer les relations sociales, politiques, économiques, tout en doublant le monde social de traces plus ou moins pérennes.

Ces traces numériques donnent lieu à des exploitations et traitements qui posent question, en tant qu’elles relèvent d’une économie sociale et cognitive qui participe de pratiques de savoir/pouvoir (Foucault). Par quels processus deviennent-elles des choses, des marchandises ? Aux mains de quels acteurs (individuels, collectifs, institutionnels), par quels moyens et avec quels buts, participent-elles de nouveaux modes de justification, de contrôle, de normalisation ? À l’inverse, comment alimentent-elles des modalités nouvelles d’individualisation, de résistance, de subjectivation ou de reconnaissance ? Cette tension entre contrôle et émancipation est au cœur de l’appel à communication. On accueillera toute analyse contribuant à la déconstruction des processus sociaux et des discours de l’hypermodernité, nourrissant des perspectives critiques, ou articulant la sociologie du langage à d’autres champs (sociologie des usages, du travail, des politiques publiques…) et disciplines (sciences cliniques, statistiques, linguistique…). Quatre axes de réflexion (non exclusifs) sont proposés.

1- Les mutations des pratiques discursives à l’aune du numérique

L’importance renouvelée de l’écrit autorisant la “dé/relocalisation” spatiale et temporelle des communications exige d’interroger les nouveaux formats (tweets, abréviations), lexiques, contenus, formes énonciatives, genres et registres des textualités sociales. On interrogera l’effet de ces pratiques scripturales sur l’individualisation, la représentation et la circulation d’un soi, les modalités de reconnaissance sociale, le rapport aux organisations, les relations de travail, les formes de participation politique ou de critique, etc.

2- Hégémonie du discours néolibéral, montée des inégalités, dé-politisation

Quelles relations s’établissent entre néolibéralisme, communication et dé-politisation à l’ère numérique ? Quelles sont les caractéristiques du discours économique néolibéral (y compris dans ses prétentions morales) ? Quels modes de gouvernementalité ou modèles économiques créateurs d’inégalités expliquent cette hégémonie (on pense ici à la concentration des médias, à des marchés linguistiques tels que celui de Google, etc.) ? Quels sont les principaux discours critiques, voire alternatifs ?

3- Production discursive, appropriation et mise en débat des nouvelles normes

Si la norme est une construction historico-politique à partir de régularités d’usage, comment émerge-t-elle dans les discours médiatisés de mondes sociaux aussi différents que les espaces professionnels, les réseaux sociaux, les dispositifs des politiques publiques, l’accompagnement, la presse, etc. ? Les modes d’enquête ou les matériaux exploités font-ils varier l’expression des formes langagières du normatif ?

4- Effets de l’analyse de matériaux discursifs numériques sur la méthodologie sociologique

On accueillera des propositions sur les cadres théoriques et les pratiques qui sous-tendent la constitution (plus ou moins automatisée) de corpus textuels numériques ; sur le data mining, la relation aux statistiques, etc.

Téléchargez l’appel à communications: AISLF 2016 Montréal “espaces discursifs contrôle et emancipation”