Les “Morceaux choisis” comme enjeu dans la constitution de corpus textuels pour les sciences sociales post-positivistes

Des nombreux enjeux que pose la constitution de corpus, nous avons choisi de réfléchir ici aux « morceaux choisis » qui sont ces segments, extraits ou fragments de discours sélectionnés par idéologie ou par subterfuge qui confortent l’analyste dans ses attentes, hypothèses ou certitudes formées par ailleurs. Ces « morceaux choisis » sont, en fait, une opportunité d’amorcer une réflexion plus fondamentale sur l’accès à la connaissance par l’analyse du discours, sa nature et son utilité. La constitution de corpus textuels relève d’une pratique proche de celle de l’artisan ou du corps de métier. Dans ce texte, nous allons effectuer le parallèle entre la constitution du corpus par l’analyste et l’abattage et le commerce des animaux par les garçons-bouchers. Le texte se développe en trois temps. Premièrement, il s’agira d’envisager la constitution d’un corpus comme une entreprise de violence et de prédation dans lequel l’analyste joue un rôle primordial. Nous montrerons comment, à l’image de l’abattage d’un bœuf, le discours est transformé en morceaux et comment l’analyste triomphe, peut-être un peu trop facilement, face au discours. Deuxièmement, il s’agira de proposer des pistes de réflexion sur les différentes approches positivistes, néo-positivistes et post-positivistes qui peuvent fonder le sens et la méthode des différentes manières d’envisager l’analyse du discours par lexicométrie. Troisièmement, il s’agira de montrer comment un ensemble de « morceaux choisis » peut être envisagé par certaines approches comme un corpus taré de vices rédhibitoires viciant le commerce de son analyse. En guise de conclusion, nous prendrons position contre une condamnation trop rapide des corpus de « morceaux choisis ».

Publication disponible au https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01620762/document

Représentations scientifiques des connaissances autochtones : diversité bioculturelle et ontologies

(Avec Vanessa Cotineau)

Ce document est le résultat de réflexions à propos du rôle des représentations scientifiques des connaissances autochtones. Il s’agit de comprendre la relation qu’ont les visions de la diversité bioculturelle et de l’anthropologie des ontologies avec les connaissances autochtones.Il est important de saisir les limites du recours à l’utilisation desdites connaissances autochtones dans le contexte du développement, et de son étude.Ce document n’a pas la prétention de constituer une étude exhaustive des visions de la diversité bioculturelle et des ontologies. Mais, nous espérons que les personnes qui le liront pourront y trouver suffisamment de pistes et de références afin d’approfondir leurs réflexions.

Scientific Representations of Indigenous Knowledge : Biocultural Diversity and Ontologies

This document is the outcome of our reflections on the role of scientific representations of indigenous knowledge. This document attempts to understand the relation views such as biocultural diversity and ontological anthropology entertain with indigenous knowledge. It is important to understand the limitations inherent to the uses of the said indigenous knowledge in the context of development and its study.This document does not consist of an exhaustive study of the biocultural diversity and ontological visions. However, we are hoping that the readers will find enough potential ideas and references so that they may deepen their reflections.

Publication disponible au https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01616577/document

Mots-clés
représentations; connaissances autochtones; diversité bioculturelle; ontologie; ethnobiologie; anthropologie; développement

Keywords
representations; indigenous knowledge; biocultural diversity; ontologie; ethnobiology; anthropology; development

Prix Ars Electronica award for our book on music

Cedrik Fermont and I won the prestigious “Golden NicaPrix Ars Electronica for our book “Not Your World Music : Noise in South East Asia” and its companion compilation. We are very humbled and feel extremely honoured to receive this prize that recognizes creation and innovation in new media arts. Prix Ars Electronica has been compared to the “Oscars of digital arts”. Prix Ars Electronica has been awarded since 1987. Past recipients of this award in the “Digital music and Sound art” category include Peter Gabriel and Ryūichi Sakamoto.

We would like to thank everyone who has been involved in the making of this book. This award celebrates all of you, the hundreds of people dedicated to the arts in South East Asia and elsewhere.

Cedrik and I will present the book and accept the award at a ceremony in Linz (Austria) in September during the ARS ELECTRONICA Festival for Art, Technology and Society 7-11 September 2017.

https://www.aec.at/prix/en/gewinner/

Statement of the jury

“(…) an outstanding book and CD compilation project.“ (Statement der Jury) Not Your World Music: Noise in South East Asia is a book about art, politics, identity, gender and global capitalism. And it is one of the very few works about noise & sound art and about electro-acoustic, experimental and industrial music of the past and present in Southeast Asia. This volume contains political, historical and sociological essays and interviews with artists as well as an extensive bibliography on Southeast Asian music and noise & experimental musicians. Its compilers define Not Your World Music: Noise in South East Asia as a political, anti-sexist and anti-colonial contribution to a discourse on society, social representation, inequality, marginalization and colonialism.

prix ars electronica