Overcoming the Sociological Problematization of Latin America

Overcoming the Sociological Problematization of Latin America

Dimitri della Faille

Piece published on September 15, 2015 at: http://www.panoramas.pitt.edu/content/overcoming-sociological-problematization-latin-america

More than ten years ago I started to reflect on how sociology is seizing Latin America as an object of study. My goal was to acquire more knowledge about sociology in and about Latin America. But, perhaps at least as importantly, my goal was also to understand how sociology is representing the region and how it is participating in its transformation. At a more conceptual level, I was interested in how sociology selects social problems and suggests social change. Ultimately, this is helping me forge opinions about knowledge and social sciences.

For many reasons, some of which are presented in this text, I think Latin America should be protected from sociological problematization or the process by which social phenomena are represented in terms of problems. Here, I would like to reflect on social science and society. This is not just a summary of my major findings. I am using this summary as an excuse to discuss on the problematization of Latin America. Let me start by briefly summarizing some of my research results and then by reflecting on problematization and the colonialism of knowledge. To do so, I will be attempting to answer the question “Should we protect Latin America against sociology?”

Sociological Representations of Latin America

I did my dissertation on United States sociology about Latin America between 1945 and 1970, in the context of the Cold War. I did my post-doctoral research on Mexican sociological literature published between the 1980’s and the first decade of the 2000’s. I conducted this research using various methodologies including interviews, analysis of historical documents and computer assisted text analysis. This work has resulted in around ten scientific articles published in English, Spanish and French; which some of the references are found here below.

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Blog : Pourquoi je ne « construis pas d’écoles » pour celles et ceux qui en ont besoin

Ce billet a été écrit initialement pour une publication dans le blogue « Un seul monde » en mai 2015. Mais, ce texte a été refusé par le comité éditorial de ce blogue. Il est maintenant disponible librement ici.

Pourquoi je ne « construis pas d’écoles » pour celles et ceux qui en ont besoin

Ce billet a été écrit par Dimitri della Faille, professeur en développement international au département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais, membre du comité scientifique du Centre d’études sur le droit international et la mondialisation et membre de la Chaire de recherche sur la gouvernance autochtone du territoire.

Offrir des services en santé et en éducation pour celles et ceux qui souffrent de l’extrême pauvreté et de ses conséquences est une des actions les plus visibles des organisations du développement international. Dans ce billet j’expliquerai pourquoi je choisis de ne pas « construire d’écoles ». Ici, j’utilise l’acte de « construire des écoles » comme une image qui incarne, d’une manière générale, l’aide au développement dans les pays dits les plus pauvres.

Afin d’expliquer pourquoi je fais ce choix, d’abord, je conterai une fable qui explique mes réticences à concentrer mon action sur la « construction d’écoles », ensuite j’amorcerai brièvement quelques réflexions autour de l’importance de la pensée critique.

Les bébés de la rivière

La fable que j’aimerais vous conter se déroule comme suit. Un groupe de citoyennes et citoyens d’un village profite d’un moment de quiétude le long d’une rivière. Alors que le groupe est insouciant, des cris d’un bébé en détresse se font entendre en provenance de la rivière. Remontant leurs vêtements et retroussant leurs manches, les membres du groupe se portent à la rescousse du poupon. Fiers de leur exploit, elles et ils reprennent leur détente tout en prodiguant des soins au bébé qui a été sauvé.

Quelques minutes plus tard, des cris plus nombreux se font entendre. Deux, trois, puis quatre bébés apparaissent au milieu des flots. Les membres du groupe s’organisent pour former une chaîne humaine. Mais, la chaîne peine à retirer tous les bébés de l’eau. La situation s’empire, de nouveaux bébés apparaissent à l’horizon. Débordé par l’immensité de la tâche, le groupe ne peut plus fournir l’effort nécessaire. Plusieurs bébés disparaissent dans les flots.

Pendant ce temps, alors que tous les efforts sont concentrés sur les bébés qui continuent d’arriver, toujours en grand nombre, personne n’est en mesure d’explorer la rivière en amont. Face à l’urgence, les membres du groupe n’ont pas le temps d’aller voir plus haut d’où proviennent ces bébés. Celles et ceux qui désirent le faire sont rappelés à l’ordre. On dit qu’il y a urgence! On a besoin de toutes les forces nécessaires ici et maintenant.

Encourager la pensée critique face à l’anti-intellectualisme

Cette fable est une métaphore qui me permet d’appeler à la pensée critique, qui devrait être envisagée en continuité avec les efforts mentionnés.

S’il est nécessaire d’offrir des services en santé et en éducation pour celles et ceux qui souffrent de l’extrême pauvreté et de ses conséquences, j’argumente qu’il est au moins tout aussi urgent de comprendre d’où proviennent ces problèmes. J’avance qu’à moins qu’une réflexion soit amorcée à propos des causes, nous n’avons que peu d’effet sur les origines des problèmes dont on souhaite qu’ils soient résolus. Notre utilité est bien temporaire.

Bien sur, il est très valorisant de « construire des écoles ». Nous voyons souvent de telles images touchantes dans les médias. Elles sont souvent synonymes de générosité, de don de soi et de sacrifice.

Souvent il est question, en trame de fond, de critiquer les réflexions intellectuelles. La pensée critique est parfois tournée en ridicule. Elle est considérée comme un exercice superflu émanant d’une classe de gens enfermés dans un monde hermétique sans lien avec la réalité.

construire des écoles

Ici, j’argumente, que le travail d’intellectuel, bien que souvent dévalorisé est une action nécessaire sur le monde tout autant que la construction d’écoles. Je dirais même que sans cette action, sans cette pensée critique, toute autre action n’a que peu d’utilité. Au-delà de toutes considérations éthiques, de l’impérialisme et du paternalisme de l’action, l’aide au développement est un effort mal investi sans action intellectuelle continue et complémentaire.

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Call for papers: « The Politics and Pedagogy of Development Sociology » ESS 2016 Boston

Eastern Sociological Society (ESS) Annual Meeting 2016

« My Day Job: Politics and Pedagogy in Academia » March 17-20, 2016

The Boston Park Plaza Hotel and Towers

PANEL « The Politics and Pedagogy of Development Sociology »

CALL FOR ABSTRACTS FOR A PANEL

The past few years have seen the rebirth or growth of development sociology in North America and elsewhere. Scholarly work about the so-called “developing societies” and about the “development apparatus” is now more abundant than ever. But, development sociology poses many further ethical, social and political challenges. Development is being criticized for its ethnocentric vision and its imperialist endeavours. These criticisms are increasingly visible and debated. In that context, we would like to call for critical papers that reflect on the practice and teaching of sociology development. This panel is following two successful development sociology mini-conferences organized at the ESS meetings in 2013 and 2014.

This panel welcomes papers critical of the ambitions of mainstream sociology, proposing ways to overcome limitations or presenting alternative pedagogies and practices. Submitted abstracts could be addressing such themes as, but not limited to:

  • Reflections on teaching development issues;
  • Analysis of educational material in development sociology;
  • Proposals for the decolonization of development pedagogy;
  • Innovations in teaching development sociology;
  • Teaching development issues outside the academia;
  • Teaching for development;
  • Social and political activism in the academia;
  • The practice of development sociology.

Please send your abstract (about 250 words) to F. Sonia Arellano-López (farellan@binghamton.edu) and Dimitri della Faille (dimitri.dellafaille@uqo.ca) no later than October 19, 2015. Please note that full papers are not required. Abstracts that are not accepted could be submitted for the general conference.

Organizers:

Sonia Arellano-Lopez – Binghamton University, State University of New York

Dimitri della Faille – Université du Québec en Outaouais

Download the call for papers: ESS2016 Boston – Politics and Pedagody of Development Sociology