Journée autochtone de l’UQO

J’interviendrai lors de la journée autochtone de l’UQO qui aura lieu le 30 mars 2016 au Café Tonik de l’Université du Québec en Outaouais. Dans une intervention intitulée « Pîjâshig. Welcome. Bienvenue aux condos Zibi à Akikodjiwan », je présenterai mes réflexions à propos du projet des condos Zibi de Windmill sur le territoire autochtone jamais cédé à Ottawa/Gatineau. Je présenterai également un vidéo documentaire expérimental abordant le même sujet.

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CFP: « Espaces discursifs : contrôle et émancipation » AISLF Montréal 2016

Le Groupe de travail « Sociologie du langage » (dont je suis co-responsable) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) vous invite à soumettre une proposition pour le Congrès mondial qui aura lieu à Montréal du 4 au 8 juillet 2016.

Voici l’appel à communication de notre GT 16

Les effets de l’hypermodernité sur les espaces discursifs : entre contrôle et émancipation

La sociologie du langage comme sociologie du monde vécu, de la communication et de l’intersubjectivité (Habermas) ancre les phénomènes sociaux dans les pratiques langagières. Elle ne peut qu’être interpellée par la manière dont l’hypermodernité a amplifié le répertoire des pratiques discursives médiatisées. On s’accorde à penser ces pratiques à l’aune de processus globaux d’information et de communication, au regard des dispositifs sociotechniques qui les supportent. Modifiant la perception du temps et de l’espace, elles infléchissent les rationnalités institutionnelles, groupales et individuelles, les formes de coordination, la construction des problèmes publics, les activités scientifiques elles-mêmes, etc., contribuant à restructurer les relations sociales, politiques, économiques, tout en doublant le monde social de traces plus ou moins pérennes.

Ces traces numériques donnent lieu à des exploitations et traitements qui posent question, en tant qu’elles relèvent d’une économie sociale et cognitive qui participe de pratiques de savoir/pouvoir (Foucault). Par quels processus deviennent-elles des choses, des marchandises ? Aux mains de quels acteurs (individuels, collectifs, institutionnels), par quels moyens et avec quels buts, participent-elles de nouveaux modes de justification, de contrôle, de normalisation ? À l’inverse, comment alimentent-elles des modalités nouvelles d’individualisation, de résistance, de subjectivation ou de reconnaissance ? Cette tension entre contrôle et émancipation est au cœur de l’appel à communication. On accueillera toute analyse contribuant à la déconstruction des processus sociaux et des discours de l’hypermodernité, nourrissant des perspectives critiques, ou articulant la sociologie du langage à d’autres champs (sociologie des usages, du travail, des politiques publiques…) et disciplines (sciences cliniques, statistiques, linguistique…). Quatre axes de réflexion (non exclusifs) sont proposés.

1- Les mutations des pratiques discursives à l’aune du numérique

L’importance renouvelée de l’écrit autorisant la « dé/relocalisation » spatiale et temporelle des communications exige d’interroger les nouveaux formats (tweets, abréviations), lexiques, contenus, formes énonciatives, genres et registres des textualités sociales. On interrogera l’effet de ces pratiques scripturales sur l’individualisation, la représentation et la circulation d’un soi, les modalités de reconnaissance sociale, le rapport aux organisations, les relations de travail, les formes de participation politique ou de critique, etc.

2- Hégémonie du discours néolibéral, montée des inégalités, dé-politisation

Quelles relations s’établissent entre néolibéralisme, communication et dé-politisation à l’ère numérique ? Quelles sont les caractéristiques du discours économique néolibéral (y compris dans ses prétentions morales) ? Quels modes de gouvernementalité ou modèles économiques créateurs d’inégalités expliquent cette hégémonie (on pense ici à la concentration des médias, à des marchés linguistiques tels que celui de Google, etc.) ? Quels sont les principaux discours critiques, voire alternatifs ?

3- Production discursive, appropriation et mise en débat des nouvelles normes

Si la norme est une construction historico-politique à partir de régularités d’usage, comment émerge-t-elle dans les discours médiatisés de mondes sociaux aussi différents que les espaces professionnels, les réseaux sociaux, les dispositifs des politiques publiques, l’accompagnement, la presse, etc. ? Les modes d’enquête ou les matériaux exploités font-ils varier l’expression des formes langagières du normatif ?

4- Effets de l’analyse de matériaux discursifs numériques sur la méthodologie sociologique

On accueillera des propositions sur les cadres théoriques et les pratiques qui sous-tendent la constitution (plus ou moins automatisée) de corpus textuels numériques ; sur le data mining, la relation aux statistiques, etc.

Téléchargez l’appel à communications: AISLF 2016 Montréal « espaces discursifs contrôle et emancipation »

Call for papers: « The Politics and Pedagogy of Development Sociology » ESS 2016 Boston

Eastern Sociological Society (ESS) Annual Meeting 2016

« My Day Job: Politics and Pedagogy in Academia » March 17-20, 2016

The Boston Park Plaza Hotel and Towers

PANEL « The Politics and Pedagogy of Development Sociology »

CALL FOR ABSTRACTS FOR A PANEL

The past few years have seen the rebirth or growth of development sociology in North America and elsewhere. Scholarly work about the so-called “developing societies” and about the “development apparatus” is now more abundant than ever. But, development sociology poses many further ethical, social and political challenges. Development is being criticized for its ethnocentric vision and its imperialist endeavours. These criticisms are increasingly visible and debated. In that context, we would like to call for critical papers that reflect on the practice and teaching of sociology development. This panel is following two successful development sociology mini-conferences organized at the ESS meetings in 2013 and 2014.

This panel welcomes papers critical of the ambitions of mainstream sociology, proposing ways to overcome limitations or presenting alternative pedagogies and practices. Submitted abstracts could be addressing such themes as, but not limited to:

  • Reflections on teaching development issues;
  • Analysis of educational material in development sociology;
  • Proposals for the decolonization of development pedagogy;
  • Innovations in teaching development sociology;
  • Teaching development issues outside the academia;
  • Teaching for development;
  • Social and political activism in the academia;
  • The practice of development sociology.

Please send your abstract (about 250 words) to F. Sonia Arellano-López (farellan@binghamton.edu) and Dimitri della Faille (dimitri.dellafaille@uqo.ca) no later than October 19, 2015. Please note that full papers are not required. Abstracts that are not accepted could be submitted for the general conference.

Organizers:

Sonia Arellano-Lopez – Binghamton University, State University of New York

Dimitri della Faille – Université du Québec en Outaouais

Download the call for papers: ESS2016 Boston – Politics and Pedagody of Development Sociology