Subvention de recherche du Fonds France Canada pour la recherche (FFCR) pour le professeur della Faille et son équipe

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Une nouvelle équipe de recherche dont fait partie le professeur della Faille a obtenu une subvention de recherche du Fonds France Canada pour la recherche (FFCR). Cette subvention a été octroyée à l’équipe dirigée par les professeurs Élias Rizkallah (UQAM) et Thierry Guilbert (Université de Picardie Jules Verne) dans le cadre d’un concours très compétitif, dans le programme « nouvelles collaborations de recherche ».

La subvention de près de 15 000 Euros obtenue par l’équipe constituée de six professeures-eurs de France et du Québec servira à développer un partenariat de recherche. L’objectif de cette nouvelle collaboration de recherche est d’établir un partenariat interdisciplinaire en analyse des discours d’austérité dans le cadre d’une réflexion sur l’évolution actuelle des démocraties dans les sociétés occidentales et les formes contemporaines d’exercice du pouvoir.

http://uqo.ca/nouvelles/10688

Overcoming the Sociological Problematization of Latin America

Overcoming the Sociological Problematization of Latin America

Dimitri della Faille

Piece published on September 15, 2015 at: http://www.panoramas.pitt.edu/content/overcoming-sociological-problematization-latin-america

More than ten years ago I started to reflect on how sociology is seizing Latin America as an object of study. My goal was to acquire more knowledge about sociology in and about Latin America. But, perhaps at least as importantly, my goal was also to understand how sociology is representing the region and how it is participating in its transformation. At a more conceptual level, I was interested in how sociology selects social problems and suggests social change. Ultimately, this is helping me forge opinions about knowledge and social sciences.

For many reasons, some of which are presented in this text, I think Latin America should be protected from sociological problematization or the process by which social phenomena are represented in terms of problems. Here, I would like to reflect on social science and society. This is not just a summary of my major findings. I am using this summary as an excuse to discuss on the problematization of Latin America. Let me start by briefly summarizing some of my research results and then by reflecting on problematization and the colonialism of knowledge. To do so, I will be attempting to answer the question “Should we protect Latin America against sociology?”

Sociological Representations of Latin America

I did my dissertation on United States sociology about Latin America between 1945 and 1970, in the context of the Cold War. I did my post-doctoral research on Mexican sociological literature published between the 1980’s and the first decade of the 2000’s. I conducted this research using various methodologies including interviews, analysis of historical documents and computer assisted text analysis. This work has resulted in around ten scientific articles published in English, Spanish and French; which some of the references are found here below.

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CFP: “Espaces discursifs : contrôle et émancipation” AISLF Montréal 2016

Le Groupe de travail “Sociologie du langage” (dont je suis co-responsable) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) vous invite à soumettre une proposition pour le Congrès mondial qui aura lieu à Montréal du 4 au 8 juillet 2016.

Voici l’appel à communication de notre GT 16

Les effets de l’hypermodernité sur les espaces discursifs : entre contrôle et émancipation

La sociologie du langage comme sociologie du monde vécu, de la communication et de l’intersubjectivité (Habermas) ancre les phénomènes sociaux dans les pratiques langagières. Elle ne peut qu’être interpellée par la manière dont l’hypermodernité a amplifié le répertoire des pratiques discursives médiatisées. On s’accorde à penser ces pratiques à l’aune de processus globaux d’information et de communication, au regard des dispositifs sociotechniques qui les supportent. Modifiant la perception du temps et de l’espace, elles infléchissent les rationnalités institutionnelles, groupales et individuelles, les formes de coordination, la construction des problèmes publics, les activités scientifiques elles-mêmes, etc., contribuant à restructurer les relations sociales, politiques, économiques, tout en doublant le monde social de traces plus ou moins pérennes.

Ces traces numériques donnent lieu à des exploitations et traitements qui posent question, en tant qu’elles relèvent d’une économie sociale et cognitive qui participe de pratiques de savoir/pouvoir (Foucault). Par quels processus deviennent-elles des choses, des marchandises ? Aux mains de quels acteurs (individuels, collectifs, institutionnels), par quels moyens et avec quels buts, participent-elles de nouveaux modes de justification, de contrôle, de normalisation ? À l’inverse, comment alimentent-elles des modalités nouvelles d’individualisation, de résistance, de subjectivation ou de reconnaissance ? Cette tension entre contrôle et émancipation est au cœur de l’appel à communication. On accueillera toute analyse contribuant à la déconstruction des processus sociaux et des discours de l’hypermodernité, nourrissant des perspectives critiques, ou articulant la sociologie du langage à d’autres champs (sociologie des usages, du travail, des politiques publiques…) et disciplines (sciences cliniques, statistiques, linguistique…). Quatre axes de réflexion (non exclusifs) sont proposés.

1- Les mutations des pratiques discursives à l’aune du numérique

L’importance renouvelée de l’écrit autorisant la “dé/relocalisation” spatiale et temporelle des communications exige d’interroger les nouveaux formats (tweets, abréviations), lexiques, contenus, formes énonciatives, genres et registres des textualités sociales. On interrogera l’effet de ces pratiques scripturales sur l’individualisation, la représentation et la circulation d’un soi, les modalités de reconnaissance sociale, le rapport aux organisations, les relations de travail, les formes de participation politique ou de critique, etc.

2- Hégémonie du discours néolibéral, montée des inégalités, dé-politisation

Quelles relations s’établissent entre néolibéralisme, communication et dé-politisation à l’ère numérique ? Quelles sont les caractéristiques du discours économique néolibéral (y compris dans ses prétentions morales) ? Quels modes de gouvernementalité ou modèles économiques créateurs d’inégalités expliquent cette hégémonie (on pense ici à la concentration des médias, à des marchés linguistiques tels que celui de Google, etc.) ? Quels sont les principaux discours critiques, voire alternatifs ?

3- Production discursive, appropriation et mise en débat des nouvelles normes

Si la norme est une construction historico-politique à partir de régularités d’usage, comment émerge-t-elle dans les discours médiatisés de mondes sociaux aussi différents que les espaces professionnels, les réseaux sociaux, les dispositifs des politiques publiques, l’accompagnement, la presse, etc. ? Les modes d’enquête ou les matériaux exploités font-ils varier l’expression des formes langagières du normatif ?

4- Effets de l’analyse de matériaux discursifs numériques sur la méthodologie sociologique

On accueillera des propositions sur les cadres théoriques et les pratiques qui sous-tendent la constitution (plus ou moins automatisée) de corpus textuels numériques ; sur le data mining, la relation aux statistiques, etc.

Téléchargez l’appel à communications: AISLF 2016 Montréal “espaces discursifs contrôle et emancipation”