États généraux sur la réforme des institutions démocratiques : enjeux et perspectives. Convergences et divergences insoupçonnées : analyse comparée des mémoires déposés selon les catégories de participants et participantes

États généraux sur la réforme des institutions démocratiques : enjeux et perspectives. Convergences et divergences insoupçonnées : analyse comparée des mémoires déposés selon les catégories de participants et participantes

Jean-Marie Lafortune et Dimitri della Faille. « États généraux sur la réforme des institutions démocratiques : enjeux et perspectives. Convergences et divergences insoupçonnées : analyse comparée des mémoires déposés selon les catégories de participants et participantes » . Observatoire d’études sur la démocratie et les institutions politiques. 2004.

États généraux sur la réforme des institutions démocratiques : enjeux et perspectives
“Convergences et divergences insoupçonnées : analyse comparée des mémoires déposés selon les catégories de participants et participantes”

RÉSUMÉ:

La réforme des institutions démocratiques est à l’ordre du jour dans de nombreuses législatures (provinciales: ex. : Colombie-Britannique, Ile-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec; nationales: ex. : Nouvelle-Zélande, Australie, Écosse, Canada).

Dans le cadre des exercices consultatifs qui accompagnent ces discussions, la tâche principale de la sociologie consiste à circonscrire les forces sociales en présence afin de saisir sur le plan des postulats et des aspirations les dynamiques de renforcement ou d’opposition mutuels susceptibles de guider l’éventuelle réforme. Ce qui signifie s’intéresser non seulement aux positions gouvernementales, à celles des individus ou de la «société civile» indifférenciée, mais à la position des acteurs sociaux engagés dans la discussion.

La consultation pan-québécoise qui a fait suite au document signé par Jean-Pierre Charbonneau, Le pouvoir aux citoyens et aux citoyennes (juin 2002), s’avérait être pour nous une occasion de sonder les positions des acteurs sociaux en rassemblant sous de mêmes catégories de locuteurs collectifs les textes des mémoires déposés.

Les objectifs de la recherche s’articulaient ainsi autour des convergences et divergences de conception de la démocratie et de ses mécanismes institutionnels que manifestent les principaux acteurs sociaux québécois. Il s’agissait d’abord de cerner des sphères de locuteurs qui puissent être considérés comme des acteurs sociaux. Puis de mettre en comparaison le lexique employé dans l’ensemble des textes de mémoires considérés, en soulignant chaque fois les accents mais aussi les silences. Enfin, tenter de dégager les voies de réforme par où pointe l’effet combiné des positions prises par l’ensemble des acteurs.