Une odeur de sainteté

Une odeur de sainteté

Dimitri della Faille. « Une odeur de sainteté » . Chronique de la Chaire MCD. 25 février 2002.

En publiant leur Lettre d’Amérique, quelques dizaines d’universitaires américains se sont fait intellectuels, au sens où nous entendons ce terme depuis l’Affaire Dreyfus alors que Zola publiait son J’Accuse. Ils ont pris part au débat public en se présentant comme les défenseurs d’une Cause, celle-ci n’étant rien d’autre que la guerre juste. Cette prise de position reflète-t-elle une trahison des clercs (J. Benda), fait-elle de ces signataires les chiens de garde (P. Nizan) d’un ordre établi ?
En interrogeant à la fois la forme et le fond de cette Lettre, ses conditions de production et son sens implicite, Dimitri della Faille et Simon Perrault nous fournissent quelques éléments afin de savoir si cette entreprise de justification de l’injustifiable peut être légitimement justifiée ?