Mémoire de Amine Belloussaief

Supervision de travaux de recherche aux cycles supérieurs

Résumé du mémoire de Mohamed Amine Belloussaief

L’APPUI ÉTRANGER À LA TRANSITION DÉMOCRATIQUE, MODÈLES IMPORTÉS ET APPRÉCIATION LOCALE : LE CAS D’UNE ONG INTERNATIONALE EN TUNISIE (DEPUIS 2011)

MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL, CONCENTRATION EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL

MARS 2016

La Tunisie passe, depuis 2011, par une période de transition démocratique, après la chute du régime dictatorial de Ben Ali. Sur le plan politique, économique et social, cette période a été marquée par de nombreuses perturbations laissant croire que ce passage à la démocratie n’est guère garanti. Par ailleurs, cette phase a suscité un intérêt particulier de la part de la communauté internationale, qui a fourni toutes sortes d’appuis pour soutenir la transition dans ce pays, dont la promotion de la démocratie.

Ce mémoire porte sur le rôle des acteurs étrangers dans la démocratisation, à travers l’étude de l’expérience d’une ONG internationale établie en Tunisie depuis 2011. Ce travail est fondé sur les avis des différents acteurs, à savoir les responsables du programme, leurs partenaires nationaux et bénéficiaires locaux, interagissant dans le cadre d’un programme d’appui à la démocratie locale mis en oeuvre par cette ONG. Dans ce mémoire, il est aussi question d’évaluer la situation des acteurs prônant la démocratie avant et pendant la transition tunisienne, d’examiner de près en quoi consiste leur appui et enfin d’exposer les différents avis par rapport à ce dernier.

Ainsi, le rôle des acteurs étrangers dans l’appui à transition démocratique en Tunisie a été apprécié par une partie de nos répondants. Ceux-ci pensent que leur soutien est indispensable à la réussite de la transition. Ils apportent que leur présence a permis un certain ancrage et a contribué à un ajout de nouvelles thématiques relatives à la situation actuelle. D’autre part, selon d’autres répondants, cet appui étranger présente certaines lacunes et défaillances. Ceux-là préconisent plutôt un appui plus étroit et ciblé pour assurer un impact plus durable.

Au terme de ce travail de recherche et sur la base des points de vue respectifs des théoriciens auxquels nous faisons référence et de ceux de nos répondants impliqués dans le processus de transition démocratique, nous avons pu conclure que l’appui étranger à la démocratisation est un thème qui ne cesse de s’imposer dans le discours et les pratiques du développement depuis le début des années 1990. Cependant, l’impact positif de l’intervention étrangère reste incertain. De plus, les intérêts divers mis en cause semblent forger la base d’un projet hégémonique visant à renforcer la dépendance du Sud aux directives du Nord.